Rien d'important

Rien d'important
I used to be self-confident. I used to believe I was some genius unknown. I used to think I was exceptional.
Now, I'm just sick of myself.


Tout a déjà été dit, écrit, chanté, vu, découvert, inventé. A se demander ce qu'on peut bien foutre ici à par apprendre ce que de grands icones de l'histoire, de la science et de l'art, ont fait de génial avant nous.
Nous, on est quoi si ce n'est une génération décadente et inutile?
On ne fait que pourrir la planète et répéter les mêmes choses, cent et mille fois.
On est une sorte de transition entre l'effervescence du passé et celle à venir. On est le truc où il ne se passe vraiment rien. Dans mille ans, on parlera de ce temps comme d'une époque stérile et terriblement conne.
Je suis l'image même de notre inutilité.
Tout ce que je fais a déjà été fait, en mieux et plusieurs fois.
Je suis l'imitation de quelque chose, un truc qui n'a pas de raison d'être puisqu'il a déjà été. Une copie ratée d'un génie médiocre. L'ersatz de quelqu'un de bien meilleur.
Sur tous les pans de ma vie, quelle que soit la facon dont je les regarde, je ne vois que ma nullité. Nulle sur tous les points.
Tout ce que j'ai fait me parait vain et ridicule et si j'étais l'héroine d'un bouquin, tout le monde se marrerait bien en voyant les efforts pitoyables et stupides que je fais pour rendre ma vie interessante. Mais au final, tout est un ramassis de merde. De la connerie, de la connerie et encore de la connerie.
Je suis quelqu'un qui a longtemps cru avoir tout pour réussir et qui réalise soudainement qu'elle n'est douée à rien. Mais RIEN RIEN RIEN RIEN RIEN RIEN RIEN!
J'aime mes amis, mon ex-petite amie et à peu près ma famille. Mais pour ce que ça leur fait, je pense franchement qu'ils s'en passeraient de mon amour débile.
J'aime écrire mais il suffit de chercher un peu pour voir quelqu'un de cent fois plus doué que moi.
J'aime parler anglais mais il suffit de regarder Christophe pour voir la pauvre speakeuse que je fais.
J'aime être jolie mais il suffit de regarder ailleurs pour voir cent fois plus jolie que moi.
J'aime être intelligente mais il suffit de me connaitre un peu pour savoir que ma pseudo intelligence est un mensonge monté sur quelques phrases répétées.
J'aimerais être quelqu'un mais je ne le serais jamais.
Je voudrais être écrivain mais je suis trop nulle pour.
Je ne mène à rien. Je ferais mieux de clore ma vie demain tellement elle s'annonce pourrie.
Franchement, qu'est ce que j'ai?
J'ai rien pour moi. Je ne réaliserais jamais mes rêves parce que je ne serais jamais assez douée pour. Je ne serais jamais mère parce que je ne pourrais jamais en être une bonne. Je ne serais jamais heureuse avec elle parce qu'elle ne sera jamais heureuse avec moi.
Tout ce que j'ai été, tout ce que je suis et tout ce que je serais était, est et restera vain et inutile.
Pas de but, existence banale et merdique. Je suis le fantôme de mes rêves.
Et preuve sera faite le neuf décembre.

# Posté le dimanche 26 novembre 2006 13:55

Il existe une sociéte de production de films qui s'appelle "ISA". Concrètement...

Il existe une sociéte de production de films qui s'appelle "ISA". Concrètement...
Substantiellement, tu me manques. Enfin, ce que tu m'offrais me manque. L'affection, les baisers, les calins, l'attention me manquent. C'est parce qu'ils sont les plus intenses que c'est leur absence que je ressens le plus.
Si je trouvais un moyen d'éliminer ce manque là avec quelqu'un d'autre, serais-je pour autant satisfaite ? Pourrais-je y voir plus clair ?
Je ne crois pas. Car quand je meurs du manque d'affection, je ne pense qu'à toi. Toujours toi. Jamais l'abruti qui me jette un regard, le con qui me drague dans la rue où ces "amis" qui pourraient être plus.
Ta personne me manque. Toi toute entière. Nos discussions, nos moments de délires, nos bizarreries, nos guerres froides même. T'appeler à une heure du matin, te parler pendant des heures et traîner avec tes amis sur ce maudit banc qui me nargue depuis trois semaines. T'énerver avec les conneries que dit ma bouche, m'énerver pour rien et sentir ta main sur la lanière de mon sac qui me retient de partir.
Je voudrais mettre de la distance. Ou ressortir avec toi. Mais pas ce putain de compromis qui me force à rester près de toi, à sentir ton odeur ou ta jambe contre la mienne et à me retenir de t'embrasser de force sachant que tu en as envie même si tu ne le veux pas.
Je ne veux plus qu'on soit amies.
C'est un faute de mieux qui me détruit un peu plus chaque jour.
Un espoir qui n'est jamais vérifié.
Une déchéance qui se répète.
Ça me tue.
Je le mérite peut-être.
Ça t'aide sûrement.
Parce que si ça ne t'aide pas, POURQUOI ?

# Posté le mercredi 15 novembre 2006 19:18

T'as même perdu ton sens pour l'écriture...

T'as même perdu ton sens pour l'écriture...
On va faire concret.
Merveilleuse période de ma vie, actuellement. Stop.
Passe par une phase très bizarre. Stop.
Impression d'être pleine de suffisance et de prétentions. Stop.
Incapable d'écrire sans me demander si j'ai tort. Stop.
Donc, grande pause dans ce skyblog que personne ne lit plus. Stop.
Fin du message. Stop.


PS: Les grosse barakis qui espèrent depuis des siècles se taper la femme de MA vie sont priées de la fermer puisque ce qu'elles ont à dire est aussi profond que le gouffre qui meuble leurs cervelles (j'avoue, j'aime cette phrase) Stop.

# Posté le dimanche 05 novembre 2006 12:10

Modifié le mardi 22 mai 2007 14:26

Le deuil d'une histoire...

Le deuil d'une histoire...
Ce matin, ma mère n'était pas là quand je me suis levée. Et quand trois heures plus tard, je n'avais toujours aucune nouvelle, je me suis imaginée répondant aux questions d'un policier pour prouver que je ne l'avais pas tuée.
Je
ne sais pas pourquoi j'ai pensé à ça. Je ne veux pas le savoir.
Je m
'imagine souvent à son enterrement.
P
eut-être que c'est de la haine...
En
fin, ca n'a pas vraiment d'importance. Comme je l'ai dit, j'ai passé le cap.
Elle n'est plus rien pour moi même pas la femme qui me fait à manger. Ce qu'elle n'a pas toujours fait d'ailleurs.
J'ign
ore pourquoi je fais ce lien avec la nourriture. Quand je ne mangeais pas par la force des choses à l'école et ce même si je n'avias pas faim. J'étais énervée parce que ca me rappellait tous ses soirs je l'avais attendue en vain depuis mes neuf ans.
En
fin, je n'écris pas pour qu'on s'apitoie sur mon sort.
Sincèrement, je gère.
Je
gère tout d'ailleurs.
Peu
t-être que je suis vraiment forte ou simplement incapable de ressentir la tristesse quand elle est trop grande.
Quan
d une personne se fait plaquer, elle déprime dès le moment où on lui dit. Elle pleure, elle crie, elle nie l'évènement, elle va mal.
Qu
and Yza m'a plaqué, je n'ai rien fait de tout ca.
M
oi, j'ai pleuré quatre jours plus tard et sans la moindre raison d'ailleurs.
Et depuis, je ne pleure plus.
Es
t-ce que ca veut dire que ce n'était pas si grave?
Est
-ce que ca veut dire qu'en réalité, ca ne m'affecte pas?
Ou
est-ce que, contrairement aux autres, j'ai une faculté de réaction complètement anarchique.
Aujou
rd'hui, je ne suis pas triste. Je pense à l'avenir et je m'en fous.
I don't care if she isn't here anymore, I still walk the line.
Et quand je vois ma mère, je m'en fous aussi. Ca m'énerve mais c'est parce qu'elle est là. Si elle était encore dans son café à aligner les bières comme la désespérée qu'elle est, je m'en foutrais royalement. Et Yza n'est pas là pour me rapeller cette fin alors je crois qu'aujourd'hui, elle n'existe pas.
Il s
era bien assez temps d'y penser demain quand je la verrais. Il sera bien assez temps de l'oublier mercredi quand elle ne sera pas là. Vous comprenez?
Suis-je bizarre ou insensible?
Qu'
est ce qui me touche réellement depuis que j'ai coupé mon élastique originel?
Et
re fort, est-ce ne plus être affecté de rien.
Je
ne dirais plus que je ne peux vivre sans toi, je peux regarder, je tiens la route et je souris. Et peut-être penserez-vous qu'au final, je m'en fous. C'est peut-être vrai. Depuis quand suis-je douée pour me comprendre?
To
ut ce que je sais, c'est que ca m'a fait quelque chose mais que parce que je suis forte, je l'ai ignoré.
Il e
st peut-être là le problème.

"Je suis le maître de mon destin, le capitaine de mon âme."

# Posté le lundi 30 octobre 2006 12:43

Modifié le lundi 30 octobre 2006 13:02

Question existencielle du moment.

Question existencielle du moment.
Vaut-il mieux vivre dans un passé heureux ou faire table rase et fixer l'avenir merdique?

Concret.

Même ca, j'aurais pas su le garder et POURQUOI??? Pour que dal, du vent, un néant de rien et des tourments éternels. J'aime la vie, vraiment. Je suis optimiste, très confiante sur le futur, super happy de ma situation actuelle tellement que je fais des bonds tout le temps.
Sentons ce bon air de liberté qui souffle sur nous, les célibataires.
Pas de contraintes, pas de pseudo-serment de fidélite, des aventures, des aventures, pas de durable, pas de rupture douloureuse que de l'usage unique aussi stérile que bienfaiteur!
Nous, célibataires sommes les plus heureux de la Terre. Avec les débiles.
Je jure solennement (et non, mes serments n'ont aucune valeur) que si un jour il me reprends l'envie d'essayer un truc durable, je me claque la tête contre le mur jusqu'à m'ouvrir le crane et je me dissuade envers et contre tout de laisser tomber une entreprise aussi ridicule, utopique et éphémère.
Mais en étant incapable, le problème ne se pose pas.
Quand je vous dis que j'ai blindé de chance!
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# Posté le mercredi 25 octobre 2006 12:54